Le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) salue le vote, ce 31 juillet, par l'Assemblée de Corse, d'une résolution qui dénonce le nettoyage ethnique dont a été victime la population arménienne du Haut-Karabakh, réaffirme avec force son soutien au droit au retour de ses habitants sur leur terre ancestrale ainsi qu'à leur droit à l'autodétermination, et appelle l'Union européenne ainsi que ses États membres à mobiliser tous les moyens politiques et diplomatiques afin d'obtenir la libération immédiate des dirigeants et responsables de la République du Haut-Karabakh, arbitrairement emprisonnés à Bakou.
Par ce vote, l'Assemblée de Corse inscrit son action dans le prolongement des nombreuses prises de position adoptées ces dernières années en faveur des droits du peuple arménien. Elle apporte une pierre supplémentaire à l'édifice d'une solidarité ancienne et profonde entre les peuples corse et arménien, tous deux attachés à la défense de leur identité, de leur liberté et de leur dignité.
À l'heure où certains cherchent à effacer jusqu'à la mémoire de l'Artsakh, cette résolution rappelle avec force qu'aucune paix véritable ne saurait être bâtie sur l'épuration ethnique, la négation des droits d'un peuple et l'impunité de leurs auteurs. En exigeant la libération des prisonniers arméniens détenus à Bakou et en affirmant le droit au retour des populations expulsées, l'Assemblée de Corse choisit le camp du droit international, de la justice et de la dignité humaine.
Cette prise de position constitue également un démenti cinglant à la propagande de la pétrodictature azerbaïdjanaise qui, avec un cynisme consommé, prétend se poser en championne de la décolonisation alors même qu'elle a procédé à la destruction d'une présence arménienne multimillénaire au Haut-Karabakh, poursuit une politique de haine anti-arménienne et maintient en détention les représentants légitimes d'un peuple privé de ses droits les plus fondamentaux.
Le CCAF partage pleinement la conviction exprimée par l'Assemblée de Corse selon laquelle :
« Une paix durable ne peut se bâtir que dans le respect du droit face à l'occupation, à l'injustice et à l'arbitraire, et la solidarité envers tous les peuples victimes de la colonisation, de la domination et de l'assujettissement constitue un devoir politique et humaniste. »
En saluant cette résolution exemplaire, le CCAF exprime sa profonde gratitude aux élus de l'Assemblée de Corse. Leur engagement honore les valeurs de liberté, de justice et de solidarité qui fondent la démocratie et adresse un message d'espérance aux Arméniens d'Artsakh, qui continuent de revendiquer, conformément au droit international, le droit de vivre libres sur leur terre.