Le CCAF regrette et condamne avec la plus grande fermeté la répression engagée contre l’Église apostolique arménienne en Arménie.
Cette escalade vient de franchir un nouveau seuil avec les poursuites illégitimes et illégales engagées contre Sa Sainteté Karékine II, Catholicos de tous les Arméniens, pour des faits qui relèvent manifestement de la compétence exclusive du clergé.
Cette campagne, de nature politique, dirigée contre le chef suprême de l’Église arménienne et sa hiérarchie, constitue une atteinte inadmissible à l’un des piliers essentiels de l’identité nationale arménienne. Elle affaiblit la nation tout entière — de la mère patrie à la diaspora — en ouvrant en son sein une fracture interne dont seuls ses adversaires peuvent se réjouir.
Alors que la nation arménienne fait face à des menaces extérieures majeures, elle ne peut se permettre des affrontements de cette nature, aussi indignes que destructeurs pour son unité comme pour sa force morale.
Le CCAF appelle le Premier ministre Nikol Pachinian et l’ensemble de son gouvernement à se ressaisir et à mettre immédiatement un terme à ces dérives, qui évoquent les pratiques de l’époque stalinienne et les heures les plus sombres de notre histoire.
Il demande le réexamen immédiat des décisions illégales prises à l’encontre du Catholicos de tous les Arméniens, de six évêques membres du Conseil spirituel suprême, ainsi que de son secrétaire.
Le CCAF assure Sa Sainteté Karékine II et l’Église apostolique arménienne de son respect, de son soutien plein et entier, ainsi que de sa solidarité.