Nouvelle offensive azerbaïdjanaise en Arménie : le CCAF demande à la France de saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU

Dans la suite logique des événements qui se succèdent depuis l’offensive militaire anti-arménienne lancée par la coalition turco-azerbaïdjanaise le 27 septembre 2020, les forces du panturquisme se livrent aujourd’hui à une tentative ouverte d’occupation armée du sud de l’Arménie. 

Après l’annexion des deux tiers de la République du Haut-Karabakh, après les violations illégales de la frontière nord-est et sud-est de l’Arménie, l’Azerbaïdjan est en train de mettre en oeuvre aujourd’hui la phase finale de son plan panturc visant à créer une continuité territoriale avec la Turquie en s’emparant de la région du Siounik. 

Cet objectif constituait l’un des mobiles du génocide de 1915, qui s’est soldé par l’annihilation de la présence arménienne dans les territoires de l’Arménie historique située à l’est de la Turquie.  Il est toujours aujourd’hui au coeur du projet de disparition totale de l’entité arménienne qui avait survécu à l’intérieur des frontières de la République d’Arménie. 

Faute d’avoir été éradiqué, à l’instar du nazisme, cet hypernationalisme panturc, ravivé par le tandem Erdogan-Aliev continue à profiter de la lâcheté internationale pour finaliser le plan d’annihilation déclenché le 24 avril 1915. Et en finir définitivement avec l’une des dernières survivances du christianisme d’Orient et des valeurs européennes dans la sphère géographique de l’ancien Empire Ottoman.

Les Français d’origine arménienne, descendants des victimes de cette tragédie et naturellement solidaires de l’Arménie, s’insurgent de la passivité de la France et de l’Europe face à ce drame. 

Le CCAF, qui représente le monde associatif arménien, met en garde contre cette lâcheté dont les pays épris de liberté finiront tôt ou tard par payer le prix. 

Il demande à la France de saisir dans les plus brefs délais le Conseil de Sécurité de l’ONU et de donner à l’Arménie les moyens de se défendre concrètement face à la barbarie.

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