Coup de feu sur l'Eglise arménienne du Prado

Le CCAF exprime sa plus vive inquiétude après le tir à l’arme à feu qui a visé dimanche à 18h40 le Centre culturel Sahak Mesrop, situé dans l’enceinte de l’Église arménienne avenue du Prado a Marseille. Une répétition de piano se tenait dans les lieux au moment ou le tir à a été constaté. Le musicien qui se trouvait sur place n’a toutefois pas été touché. Cet édifice, qui abrite également le siège du CCAF sud, a été le centre logistique de l’aide humanitaire à l’Arménie et à la République du Haut-Karabakh, durant l’opération de nettoyage ethnique turco-azerbaïdjanaise lancée le 27 septembre 2020.

Si aucune piste n’est à négliger, le CCAF se doit de rappeler que ce coup de feu intervient dans un contexte de violence orchestrée par l’Etat turc contre les Arméniens dans différents pays, et notamment en France.

Outre un certain nombre de profanations, dont celle contre la statue de Komitas fin août à Paris ou celle contre le mémorial du génocide à Décines le 4 novembre dernier, les Français d’origine arménienne ont été la cible de véritables chasses à l’homme dans les rues de Décines-Charpieu, près de Lyon en juillet dernier et fin octobre à Viennes (Isère) et Dijon (Côte-d’Or). Le groupe ultra-nationaliste turc Les Loups Gris, impliqué dans ces actes a été dissous à la suite de ces événements.

Une plainte a été déposée afin que toute la lumière soit faite sur ce coup de feu qui aurait pu tuer et d’en retrouver les auteurs. Le CCAF demande au ministère de l’Intérieur d’exercer une vigilance accrue autour des édifices qui abritent des activités cultuelles ou culturelles arméniennes et en particulier, les écoles.

Il en appelle à nouveau à une prise de conscience des pouvoirs publics sur le danger mortel que représente l’exportation sur le territoire national des idéologies de haine anti-arménienne propagée par l’Etat turc, et en premier lieu le négationnisme du génocide des Arméniens dont l’expression n’est toujours pas pénalisée. Il continue d’espérer des propositions du gouvernement sur ces différentes questions qui touchent à la sécurité des français d’origine arménienne.

Paris, le 25 janvier 2021
Bureau national du CCAF

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