Le CCAF remercie la représentation nationale et appelle la diplomatie française à reconnaître la République du Haut-Karabakh

Une semaine après le scrutin unanime du Sénat, l’Assemblée nationale a voté à une écrasante majorité un texte demandant à son tour la reconnaissance de la République du Haut-Karabakh, dont toutes les formations politiques ont estimé qu’elle était la condition d’une paix juste et durable au conflit.

Au terme d’interventions de haute tenue, l’ensemble des groupes représentés a condamné, sans équivoque, l’agression turco-azerbaïdjanaise contre l’Arstakh berceau national du peuple arménien. Faisant montre d’un rare consensus, ils ont également dénoncé les menaces que font peser, cent ans après le génocide de 1915, les régimes autoritaires turcs et azerbaïdjanais sur ce territoire, sur l’Arménie démocratique et au-delà sur la paix et la stabilité régionale. Ils ont exigé des enquêtes sur l’utilisation des bombes à phosphore A et à sous-munitions contre les populations civiles, ainsi qu’une mobilisation pour la libération des prisonniers de guerre, la protection du patrimoine arménien.

Tous, sur tous les bancs, ont exprimé leur soutien au peuple arménien en danger, estimant que cette cause engageait l’honneur de la France. Tous ont demandé le retour à la situation qui prévalait avant que l’Azerbaïdjan et la Turquie, violant le droit international, ne lance cette opération de nettoyage ethnique visant à installer leur loi, celle du plus fort, sur un peuple dont le seul tort, à leurs yeux, est d’exister.

Le CCAF remercie la représentation nationale et l’ensemble des groupes qui se sont exprimés. Il appelle la diplomatie française à entendre la voix du pays et à la traduire dans les faits en reconnaissant la République du Haut-Karabakh et en défendant cette exigence politique au sein du Groupe de Minsk et des instances internationales.

Paris, le 3 décembre 2020
Bureau national du CCAF

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