Le CCAF salue le vote du conseil de Paris en faveur de la reconnaissance de la République du Haut-Karabakh par la France.

Cette décision, dont l’écho se fait déjà entendre dans les villes dévastées de ce territoire qui vient d’être soumis à une entreprise de nettoyage ethnique insupportable, résonne comme un souffle d’espoir pour ce qu’il reste de sa population meurtrie.

Ce geste de solidarité va droit au coeur de l’Arménie en butte depuis 130 ans au projet génocidaire du panturquisme. Mais au-delà de l’amitié, de la compassion, de l’expression du devoir de protéger, ce vote revêt également une dimension politique et diplomatique forte en marquant un palier sur la voie de la reconnaissance internationale du Haut-Karabakh, et à travers lui, du droit imprescriptible du peuple arménien à l’existence sur ses territoires ancestraux. Un droit remis en cause par la dictature azerbaïdjanaise, soutenue, encouragée et inspirée par la politique belliqueuse et expansionniste du président Erdogan.

Parce que Paris est l’une des plus grandes et des plus prestigieuses capitales du monde, nous ne doutons pas que sa décision sera entendue au-delà de nos frontières et qu’elle rencontrera le soutien du gouvernement, qui ne peut rester neutre face au drame qui se joue et aux enjeux de sécurité qu’il recèle pour la région et sans doute aussi pour l’Europe.

Merci à Anne Hidalgo, au groupe indépendant et progressiste particulièrement actif, aux élus PCF Paris, élus Paris génération, élus Modem Paris, d’avoir su prendre cette décision courageuse qui s’inscrit dans la grande tradition française de défense des opprimés.

Paris, le 18 novembre 2020

Bureau National du CCAF
Conseil de coordination des organisations arméniennes de France

Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris

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